Entretien avec Bernard Blache, Palais de la découverte

Publié le par expologie


Entretien avec Bernard Blache

Directeur de la communication et des publics du Palais de la découverte jusqu’à mars 2009

 

Bernard Blache a passé 38 années au sein du Palais de la découverte, d’abord au service des expositions itinérantes puis à celui de la communication et des publics. Commissaire de nombreuses expositions, il connaît à fond le champ de la culture scientifique et est membre du Conseil d’administration de l’Amcsti (Association des musées et centres pour le développement de la culture scientifique, technique et industriel). Au niveau international, il préside le Cimuset (Comité international pour les musées et collections de sciences et techniques de l’ICOM).

 

 

Nicolas Blémus : Depuis sa création en 1937, le crédo du Palais de la découverte est de « montrer la science en train de se faire » et de miser beaucoup pour cela sur la pédagogie. Mais il me semble aussi qu’un certain nombre d’expositions qui s’y sont déroulées ont revêtu un caractère spectaculaire, en proposant par exemple aux visiteurs des dispositifs d’avantage tournés vers l’immersion. Comment voyez-vous le rapport entre ces deux approches ?

Bernard Blache :




NB : De même que vous faites des différences entre types de publics, de même n’y aurait-il pas des différences entre expositions permanentes et expositions temporaires en ce qui concerne le dosage spectaculaire / pédagogie ?
 Bernard Blache :



NB : Vous venez de quitter le mois dernier le Palais de la découverte, après 38 ans passés dans l’institution. Quelles évolutions y avez-vous vues, que ce soit dans le choix des thèmes, la manière de les aborder, les médiations utilisées, etc. ?

Bernard Blache :




NB : En ce qui concerne les expositions temporaires, ce que vous me dites d’une certaine manière c’est que le Palais a pris la voie de la conformité en abandonnant ce pour quoi il est connu, les manipulations, les dispositifs, etc. Non ?

Bernard Blache :




NB : A vous écouter, j’ai l’impression que vous avez le culte du vrai : la vraie expérience, les vrais animaux vivants, etc. Est-ce que vous n’auriez pas été aussi heureux de travailler dans un musée avec, entre guillemets, de vrais objets ?

Bernard Blache :




NB : Bien, vous avez le mérite d’avoir un avis tranché… Si je reprends le cours de notre entretien, ma question suivante porte sur les évolutions futures de la mise en exposition et de la médiation en particulier. Est-ce que l’on ne va pas vers moins de médiation humaine et plus de multimédia ?

Bernard Blache :

 


NB : En plus d’être Directeur de la communication et des publics au Palais de la Découverte, vous êtes aussi Président de Cimuset, (Comité international pour les musées et collections de sciences et techniques de l’ICOM). A ces deux titres vous avez eu l’occasion de voyager énormément et de visiter des musées et expositions sur tous les continents. En France, nous pensons bien connaître ce que font les musées de sciences et techniques belges, québécois et américains, soit parce que leurs expositions itinérantes arrivent jusqu’à chez nous, soit parce qu’il existe des échanges professionnels nombreux. Mais quid des musées d’Amérique du Sud, d’Afrique, d’Asie ? Diffèrent-ils de ce que nous connaissons en France ? Et si oui en quoi ?

Bernard Blache :




Entretien réalisé par Nicolas Blémus, le 30/03/09

 

Publié dans Thème : Discours

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